Hello toi…

Aujourd’hui, j’ai envie de faire un focus sur un livre qui m’a profondément marqué.
Oui oui, UN seul !

Comme tu le sais, je lis beaucoup de thriller, clairement j’adore ce genre de bouquin. Cependant, je ne prends pas plaisir à me faire peur, nous sommes d’accord ! Ce que j’aime, c’est la logique d’écriture, tout le système mis en place pour construire l’histoire et réveiller en nous certaines terreurs.

Là où l’on atteint le summum, c’est quand le récit est inspiré de faits réels. Oui, dans notre joli Monde, il ne se passe pas que des choses cool et sympathiques (bon nous sommes déjà un peu au courant, mais il vaut mieux s’en souvenir). La planète des bisounours n’existe pas (comme les princes charmants d’ailleurs…). Bref !

En ce jour, je vais te parler du livre Le Manufacturier.

Franchement, chéri, tu n’es pas prêt.

Alors commençons par le commencement

Pour cet article, j’ai aussi envie de te parler un peu de son auteur. J’ai nommé Mattias Köping.
« Tu es biographe toi maintenant ? » A vrai dire, non, mais quand j’étais au lycée, je rêvais de l’être en réalité.
Mattias Köping est né au Havre en 1972. Il se consacre à l’écriture depuis quelques années maintenant. Son premier thriller s’intitule Les Démoniaques, paru aux éditions Ring, en 2016. Je t’ai déjà parlé de ce roman, ici, sachant que celui-ci a reçu deux prix : Grand prix du jury des Mines noires en 2018 et Découverte des Géants du Polar en 2018 également.
Son deuxième roman, celui dont je vais te parler, est le plus applaudi par les blogueurs et sur les réseaux sociaux. Netflix, étudie également la possibilité de l’adapter… C’est pour te dire.
Pourquoi je te parle de l’auteur ? Déjà car ces deux romans sont des pépites, clairement.
Mais surtout car c’est une personne vraiment très accessible. Je m’explique ! A chaque fois qu’un lecteur partage un post concernant l’un de ses livres : il repartage, like, commente, et s’inquiète aussi de l’avis des lecteurs. Je trouve cela super qu’un auteur soit accessible et surtout mette en avant ces lecteurs, et surtout prend en compte les éventuelles remarques. Merci à lui, d’être aussi accessible, virtuellement en tout cas 🙂

Le Manufacturier, le résumé

1ère de couverture

Erdut, 19 novembre 1991. Dans la cave d’une maison familiale, les Lions de Serbie s’en donnent à cœur joie pour massacrer père, mère et enfants. Les monstres croient avoir réussi leur coup, tout en prenant du plaisir ; mais, un petit garçon survit malgré tout aux sévices infligés. Près d’un quart de siècle plus tard, l’avocate serbe Irena Ilic, va tout faire pour remonter la piste jusqu’à la tête pensante du groupe : Dragoljub.

Le 1er avril 2017, le meurtre d’une femme et de son bébé se vend à prix d’or. Les pervers les plus secrets, sont encore une fois subjugués par la créativité du meurtrier le plus célèbre. Le capitaine de police, Vladimir Radiche, va franchir la ligne pour découvrir qui se cache derrière ses atrocités.

Entre prostitution, réseaux mafieux et crimes contre l’humanité, les deux enquêtes vont plonger dans l’horrible conflit yougoslave. L’avocate et le capitaine, vont se confronter et révéler une vérité qui était bien dissimulée…

Un extrait ?

« Alors, qui a achevé ton cousin ? »

Dialo soupira, totalement résigné cette fois

« Deux gars de Zakaria, Mehmet le Turc, et un Gaulois bizarre, un certain Logan. Mehmet vit dans la cité depuis toujours. L’autre, je sais pas d’où il vient. Je crois pas qu’il soit français en fait, même si c’est une face de craie. C’est Zakaria qui l’a ramené avec lui dans la Vallée Verte. Il traîne souvent avec. Zakaria a viré une famille de Gaulois de la tour Pablo Picasso pour le loger. Comme ça. Tac. Ils ont été obligés de tout donner à ce Logan. Les meubles, et tout. Ils ont même gardé la fille aînée, pour la bouillave. Tous ceux de la cité qui veulent la ken passent dessus, à condition de payer cinq euros le coup. Ca fait marrer tout le monde dans la tour et dans le quartier. Parfois, ils la baisent à dix ou quinze. Ils l’ont même niquée devant son père, qui pleurait sans rien faire, cette pauvre merde. »

Mon avis

Je crois n’avoir que rarement (même jamais), détourné les yeux devant un livre. Tu connais, ce moment ou tu tournes la tête de dégoût, devant un film d’horreur ou un documentaire cinglant de L214. Voilà, le Manufacturier c’est cela, en puissance 10.

Comment dire….
J’ai trouvé Les Démoniaques, difficile, mais tu peux me croire, ce 2ne récit est bien pire. C’est un véritable coup dans l’estomac, à tel point, que ta respiration va littéralement s’arrêter. La lecture reste entraînante, car oui, tu as envie de savoir ce qui va se passer, de continuer et d’approfondir ta descente aux enfers. Il est impossible de décrocher.
L’histoire est inspirée du conflit serbo-croate et c’est cela qui rend le texte horrible.
Les abominations qui se sont déroulées durant cette période, sont peut-être méconnues, mais tu vas en prendre plein les yeux. Cela ne sera pas toujours agréable, je te préviens.
L’horreur est présentée dans toute sa splendeur, et surtout, encore une fois Mattias Kopping expose les atrocités avec beaucoup de talent. Il est précis, cinglant, froid et nous livre une écriture sanglante ainsi qu’une histoire bien rythmée. Il se peut que tu finisses par détester les Serbes, les Croates mais également la France entière. J’ai envie de te dire que cela peut être normal, mais dans cette histoire, rien ne l’est vraiment.
La construction fonctionne vraiment et les rebondissements sont tels, qu’il est difficile de bien déchiffrer le dénouement.
Les tabous sont encore une fois repoussés, ton cœur et surtout ton estomac doit être bien accrochés dans certaines parties.
Ce livre est certes un véritable chef-d’œuvre en matière de thriller, mais il constitue aussi un témoignage : celui de la monstruosité que peux créer l’Homme.

J’ai hâte de découvrir le prochain roman, mais deux choses sont certaines.
1/ Trouver un autre thriller aussi prenant est compliqué.
2/ Il faut redescendre un peu après la lecture, car celui-ci va te hanter pendant longtemps.

Mattias Köping est certainement l’un de mes écrivains préférés, et ce, je pense durant longtemps.

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